Il y deux services de pédiatrie à l'hôpital de Niamey (Niger), et de l'aveu même du nouveau directeur, ce sont probablement les services les plus difficiles de cette ville-hôpital. Tout reste à faire. Pourquoi avons nous choisis de vous raconter un week-end ? Tout simplement, parce que pendant ces deux jours, il n'y a aucun médecin de garde. Seule personne pourtant a être habilité a fournir cette fameuse ordonnance qui permettra, si la famille en a les moyens, de partir pour la pharmacie de garde, en ville, trouver les précieux médicaments que l'hôpital ne fournit pas le week-end. 40 lits, ou paillasses, parfois plus de 200 enfants accompagnés de leur famille dorment et mangent sur place dans des conditions d'hygiène lamentable, entourés de chats, de poubelles ouvertes à la vue de tous, d'eaux stagnantes et boueuses dans laquelle les enfants mangent parfois à même le sol. 5 infirmières dont 3 sont bénévoles gèrent « l'urgence ». Pendant ce week-end, 4 à 5 enfants vont mourir… de diarrhées et de crise de palu non soignées. On ne peut pas rester insensible à cette fatalité devant la mort injuste et stupide de ces enfants.
Photos : guillaume Binet.
Reportage réalisé à Niamey du 18 au 25 novembre 2002.